Terre d’origine


Les érables à sucre, rouges et argentés renferment un trésor, la sève d’érable, aussi appelée eau d’érable.
Les températures glaciales de l’hiver québécois, suivies du redoux du printemps, permettent à cette précieuse sève de couler et d’être récoltée dans les érablières du Québec. Les produits d’érable purs à 100 %, comme le sirop,
le beurre et le sucre d’érable, sont fabriqués à partir de ce seul ingrédient.

Une légende raconte qu’un Amérindien aurait découvert l’eau d’érable après avoir observé un écureuil
débordant d’énergie s’abreuver à l’eau d’un arbre. Qu’en est-il réellement ? Les historiens ont élaboré maintes
théories sur la question, mais peu de sources écrites et de témoignages permettent de confirmer leurs dires.
Une certitude demeure : l’histoire des produits d’érable est profondément liée à l’histoire du Québec.

1534

La découverte

Jacques Cartier est le premier Européen à découvrir l’érable à sucre et l’eau d’érable. Un Amérindien lui apprend que, dans sa langue, l’érable à sucre porte le nom de « couton ».

1608

La nouvelle cuisine

En partageant leurs connaissances culinaires, Européens et Amérindiens créent au fil du temps une nouvelle façon de cuisiner. L’eau d’érable sert, quant à elle, de boisson fortifiante.

1676

Le sucre d’érable

Grâce au chaudron en fer apporté
de France, les Européens et les
Amérindiens découvrent comment
fabriquer le sucre d’érable à partir
de l’eau d’érable déjà utilisée
par les Amérindiens.

1700

Les dragées à l’érable

Le roi Louis XIV raffole des dragées.
Agathe de Repentigny, une femme
d’affaires de Montréal, lui en envoie
au sucre d’érable. En 1701, elle exporte
30 000 livres de sucre d’érable
vers la France.

1749

La banique

Les Amérindiens et les coureurs des bois mangent de la banique, une galette faite de farine de maïs, de graisse d’ours et de sucre d’érable, pour leur donner de l’énergie lors de leurs longs déplacements.

1868

Les cabanes à sucre

Les premières cabanes à sucre faites
de planches sont construites au milieu
du 19e siècle. Dès 1868 s’organisent les
« parties de sucre », un fleuron
de la culture québécoise.

1889

L’évaporateur

L’évaporateur, une invention américaine brevetée en 1889, est adapté à la production du sirop d’érable au Québec par les frères Small. Le chaudron de fer se voit peu à peu abandonné en faveur de cet équipement, qui augmente la quantité et la qualité de la production.

1951

La conserve

La conserve de sirop d’érable
de 591 ml fait son apparition dans
les supermarchés et entraîne
un changement important :
la consommation du sucre d’érable
est remplacée par celle
du sirop d’érable.

2005

Le Québécol

Les chercheurs découvrent que le sirop
d’érable contient une molécule,
le Québecol, que l’on ne trouve nulle
part ailleurs dans la nature.
Le Québecol fait partie de la famille
des polyphénols, des molécules
bénéfiques pour la santé.

2013

Eau d’érable certifiée NAPSI

En 2013 commence la commercialisation d’eau d’érable du Québec, dont la qualité est garantie par la nouvelle certification NAPSI.

2016

La référence érable

Aujourd’hui, les produits d’érable
du Québec sont exportés dans plus 
de 50 pays. Le Québec assure
72 % de la  production mondiale.

À l'érablière


Les produits d’érable du Québec sont tous issus d’un seul ingrédient : l’eau d’érable.

La coulée de cette sève est un phénomène naturel propre à l’Amérique du Nord, qui a lieu chaque printemps
lorsque les températures de nuit et de jour alternent entre le gel et le dégel. Les acériculteurs du Québec récoltent
l’eau d’érable, l’acheminent à l’érablière, puis la transforment en produits d’érable par évaporation.
Il s’agit d’un processus complexe qui exige rigueur et précision.

LA COULÉE
LA RÉCOLTE ET L'ÉVAPORATION DU QUÉBEC

Développement durable


Bien plus que du sirop d’érable !

Appréciées depuis longtemps pour leurs délicieux produits, les érablières du Québec fournissent
bien plus que du sirop dans nos assiettes. Au Québec, les 34 millions d’érables au sein des érablières
en production procurent des biens et des services écologiques essentiels au bien-être des humains
et dont la valeur atteint 1 milliard de dollars canadiens chaque année.

Ces érablières en exploitation sont protégées au Québec par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Chaque personne qui opte pour des produits d’érable contribue donc non seulement à assurer 
la pérennité de ces érablières et de leurs services écologiques, mais aussi à augmenter
la superficie de forêts naturelles en exploitation.

Pour connaître tous les bienfaits environnementaux que procurent
les érablières du Québec, consultez nos infographies.

Érable et développement durable, Québec  |   PDF
Maple and Sustainable Development, États-Unis (English)  |   PDF
Maple and Sustainable Development, Royaume-Uni (English)  |   PDF